La liposuccion chez l’obèse

Posté le 14 février 2010

Chez l’obèse, la liposuccion doit s’effectuer avec beaucoup de prudence et se faire par étapes, car les risques chirurgicaux y sont plus grands.

Ainsi, plutôt que de faire 2 énormes liposuccions de 4 à 5 litres chacune, on devrait en faire 3 de 2 à 3 litres chacune avec 6 semaines (ou plus au besoin) de récupération entre chacune.

L’anesthésie locale ambulatoire tumescente sera d’autant plus indiquée que l’obèse supporte moins bien que le mince l’anesthésie générale.

Deux études qui datent déjà de quelques années penchaient en faveur de la liposuccion chez l’obèse.

Le British Medical Journal mentionne que les hommes de plus de 40 ans qui font du ventre sont 20 fois plus à risque de maladies cardiaques que les hommes minces. L’endroit du corps où se loge la graisse est donc plus important que l’excès de poids, jusqu’à un certain point, bien entendu. C’est ainsi que la culotte de cheval n’a pour ainsi dire pas de conséquences sur la santé.

Ainsi, à condition que la graisse de l’abdomen soit sous-cutanée et non pas derrière le muscle, une liposuccion du ventre sera l’arme de choix, agissant exactement « là où se trouve le mal».

Dans un autre ordre d’idées et toujours au sujet de l’amaigrissement, des chercheurs de l’Université Laval font remarquer que même si le fait de maigrir est très avantageux pour la santé des obèses, l’amaigrissement, en brûlant des graisses, libère dans le sang plusieurs produits toxiques qui s’étaient accumulés dans le tissu adipeux.

Emprisonnées dans les graisses, ces substances étaient inertes et non préjudiciables à la santé, mais libérées dans le sang, les BPC, pesticides et autres composés organochlorés, deviennent de véritables poisons.

Toujours dans cette même étude de l’Université Laval, on aurait détecté 19 substances toxiques qui augmentaient de 30 % dans le sang des sujets soumis à un régime amaigrissant.

Évidemment, les études ne peuvent prouver que ces substances peuvent causer des maladies, mais chose certaine, jouer au yoyo avec son poids ne semble plus aussi anodin qu’on pourrait le croire.

Avec la liposuccion, pas de yoyo possible puisque les cellules graisseuses aspirées par la canule ne reviennent jamais.

Bien entendu la liposuccion ne peut se substituer à une bonne alimentation et elle n’est pas un traitement de l’obésité généralisée mais elle pourrait être le point de départ d’une prise en main de sa santé.

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Dr André Dupuy