Comment se passe une liposuccion?

Le jour de l’intervention, vous êtes très détendue, puisque la veille au soir on vous a fait prendre un léger calmant pour vous assurer une nuit reposante.

Lorsque vous arrivez à la clinique, vous êtes d’abord reçue par une infirmière qui vous fait remplir un petit questionnaire, prend vos signes vitaux et vous fait revêtir vos vêtements de chirurgie.

Ensuite, vous êtes vue par le médecin qui, après vous avoir examinée, révise avec vous les sites à liposculpter, prend les mensurations de ces sites et les photographie.

Ces photographies sont capitales, car c’est incroyable de voir la surprise des patientes lorsqu’elles revoient ces photos deux mois après l’intervention. Beaucoup sont estomaquées et avouent qu’elles n’ont aucun souvenir de « ces formes ».

Il est important que ces photos soient visibles immédiatement de façon à pouvoir être consultées durant l’intervention. En effet, les tissus graisseux à ce moment-là seront déformés par la position couchée et par la grande quantité de liquide anesthésique infiltrée dans la graisse.

Puis, étape éminemment importante, les régions à liposculpter sont dessinées à l’aide d’un crayon marqueur sur la patiente en position debout. Ces dessins demandent beaucoup « d’inspiration » de la part du liposculpteur.

La région à liposculpter devra être bien circonscrite. À l’aide de cercles concentriques, le liposculpteur indique où se trouve le « sommet de la montagne » et le « fond de la vallée », car une fois la région infiltrée, c’est le seul repère qui restera avec les photos préopératoires, qui devront être affichées bien en vue.

On crée avec des plus et des moins une sorte de carte topographique répertoriant les endroits à aspirer plus ou moins sévèrement afin d’obtenir les formes les plus harmonieuses possible.

Les endroits où s’abstenir, ou ayant besoin d’un remplissage, seront aussi très bien indiqués.

C’est ainsi que les dessins pourraient différer d’un côté à l’autre, car pour la plupart, nous ne sommes pas pareils de chaque côté.

Si parfois il existe des irrégularités sur la peau, telles de petites dépressions ou de la cellulite, il est bon de les indiquer, entre autres pour que ces défauts ne soient pas attribués au liposculpteur par la suite. Chaque corps est unique et doit être traité comme tel : l’ossature, l’élasticité de la peau, des creux et des bosses, des asymétries super fréquentes, le tonus musculaire, etc.

Le diagramme doit indiquer avec détails les endroits où la graisse est la plus épaisse et aussi la plus mince de façon à corriger l’anatomie locale, c’est-à-dire enlever la graisse de trop et en laisser là où c’est nécessaire. Si on aspirait partout avec la même intensité, on reproduirait la disgrâce, mais en plus petit. Ainsi, une grosse déformation en violon deviendrait une petite déformation en violon. Ce n’est pas ce qu’on veut; on veut éliminer cette déformation et créer ce que j’ai appelé la ligne « Claudia Schiffer », c’est-à-dire une ligne qui part de la hanche et qui vient s’éteindre au genou, sans interruption, dessinant un galbe aussi parfait que possible.

Une fois que les zones à liposculpter sont bien identifiées sur la patiente, l’infirmière est prête à faire l’anesthésie locale selon la prescription du médecin, car il est important de ne pas dépasser les doses permises de médicaments. Certains l’ont fait en Californie ou ailleurs, avec les conséquences que l’on sait, en plus d’une mauvaise publicité qui a nui beaucoup à la liposuccion, une technique pourtant des plus sécuritaires lorsque pratiquée selon les règles de l’art.

Une prémédication est donnée de façon à dissiper tout relent d’anxiété, lequel entraînerait de la crispation et rendrait inconfortable l’anesthésie locale qu’on appelle « infiltration ».

L’infirmière infiltre donc le tissu graisseux avec des litres d’anesthésique, ce qui produit la tumescence. Le tissu graisseux devenant ferme et gonflé, il sera facile ensuite d’y promener la canule tout en aspirant la graisse et sans heurter les tissus avoisinants. Il est très important d’infiltrer généreusement, surtout si la peau est flasque, car cela stabilise la région et, encore une fois, facilite le mouvement de la canule et l’extraction de la graisse.

La patiente demeure complètement alerte et éveillée, et on parle durant l’intervention, laquelle dure normalement un peu plus d’une heure pour trois sites, ce qui est très habituel.

Lorsque la graisse en trop est complètement succionnée, la patiente est examinée en position debout, ce qui donne une image beaucoup plus réaliste du résultat. C’est là qu’on pourra voir s’il y a asymétrie, si tout le surplus de graisse a été enlevé, si la peau est bien lisse, etc., de façon à faire les retouches immédiatement.

Si la patiente avait été endormie, cet examen debout étant impossible, c’est six mois plus tard qu’on constaterait les « manques », et il faudrait retoucher, ce qui n’est agréable pour personne!

Pour ma part, après avoir examiné ma patiente en position debout, il n’est pas rare que je la fasse se recoucher, même à quelques reprises, pour de fines retouches finales qui conduiront à des résultats que je désire le plus près possible de la perfection.

De nouvelles photos sont prises et comparées avec les premières, car parfois on peut apercevoir sur des photos des détails qu’on ne voyait pas à l’œil nu.

Déjà la patiente est « fort surprise » de constater la différence entre les photos « avant et après ». Parfois, elle se met à pleurer sous le coup de l’émotion.

Pour terminer, concernant le type d’anesthésie, je me sens extrêmement confiant lorsque je peux causer avec la patiente complètement éveillée et alerte pendant la liposuccion.

Lorsqu’elle se met debout en pleine forme après l’intervention, qu’elle est souriante et qu’elle peut partir une heure plus tard sur ses deux pieds, je me sens vraiment satisfait parce que je sais que ma patiente est en sécurité.

Si je l’appelle le lendemain ou le surlendemain pour prendre de ses nouvelles, qu’elle me répond avec une voix solide, qu’elle me dit être en train de cuisiner, encore là, je me dis que je ne l’ai pas mise en danger.

Et si, deux ou trois jours après elle peut retourner à son travail, je sais que je n’ai pas mis sa santé en danger et que j’ai agi avec beaucoup de discernement. C’est ma façon de travailler tous les jours.

Dr André Dupuy

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Avertissement : Ces photos sont publiées à titre indicatif afin de fournir de l’information sur la nature de l’intervention. Elles ne constituent aucunement une garantie de résultat.

Source : archives médicales du Dr Dupuy

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