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DISTRIBUTION DE LA GRAISSE CHEZ L’HUMAIN
Personne ne doute que la façon dont la graisse est distribuée chez chaque individu déterminera son « image corporelle » d’une façon inimaginable. Cela, les professionnels de la mode l’ont compris depuis belle lurette, et comme un corps mince et longiligne est plus facile à habiller, ils nous ont imposé ce modèle.
L’immense popularité de la liposuccion lui vient en grande partie de ce qu’elle fait rêver à ce modèle et aussi du fait qu’elle n’enlève pas seulement la graisse, mais surtout son contenant, cette fameuse cellule graisseuse responsable de la silhouette, car sans elle, la graisse ne peut plus nous « attaquer », si vous me permettez l’expression.
Tel que déjà mentionné, selon sa distribution sur le corps, la cellule graisseuse donnera l’image féminine ou l’image masculine. Mais on devrait dire plutôt : forme gynoïde et forme androïde, puisque chaque sexe peut revêtir les deux formes. En effet, des femmes pourront être androïde : petites cuisses et gros ventre, alors que des hommes pourront être gynoïdes, c’est-à-dire grosses cuisses et grosses fesses.

Sur la partie gauche de chacune des figures, vous retrouvez la forme androïde, qui concentre la graisse à la partie supérieure du corps, et à droite, la forme gynoïde qui accumule le gras à la partie inférieure du corps. Notons que la forme androïde a beaucoup plus de conséquences sur la santé, s’associant souvent aux problèmes cardio- vasculaires, au diabète et aux maladies lipidiques. La deuxième figure nous indique la répartition de la graisse sous-cutanée.
Lorsque l’obésité se concentre à la partie inférieure du corps, on obtient la forme gynoïde typique de la femme, et responsable de la culotte de cheval et de la déformation en violon. Si l’obésité se situe au niveau du tronc, on aura la forme androïde responsable des gros ventres, bedaines de bière et tabliers graisseux.

Vous avez à gauche une obésité féminine qu’on appelle gynoïde (poire), et à droit une obésité masculine qu’on appelle androïde (pomme).
Remarquez que ces morphologies gynoïde et androïde ne sont pas toujours absolues, et qu’on peut avoir une combinaison des deux.

Vous avez à gauche une femme dont la distribution graisseuse est celle d’un homme (androïde). Par contre, à droite vous avez une homme dont la graisse se distribue selon un pattern féminin (gynoïde).
Comme on sait qu’après la puberté, le nombre de cellules graisseuses cesse de croître, c’est surtout avant la puberté qu’il sera important d’avoir une diète équilibrée pour éviter une « surpopulation » de ces petites usines à engraissement, qui donnera lieu à l’obésité hyperplasique, c’est-à-dire une obésité occasionnée par un trop grand nombre de cellules graisseuses. Si vous possédez un nombre incalculable de ces cellules, le combat contre l’obésité sera une lutte à finir toute votre vie, et l’hérédité aidant, vous aurez plus de chance de développer des disgrâces telle la culotte de cheval, un gros ventre, des poignées d’amour, etc,etc… Puisqu’en bas âge l’alimentation dépend des parents, ceux-ci seront en grande partie responsables des conséquences que nous décrivons.

Puisque c’est avant la puberté que les cellules graisseuses se multiplient, les parents ont l’énorme responsabilité de bien alimenter leurs enfants. Cependant,si les cellules graisseuses sont en nombre normal, il sera beaucoup plus facile de garder un poids santé.
Après la puberté, le nombre de cellules graisseuses reste fixe, mais elles peuvent se remplir plus ou moins de graisse, ce qui fait toute la différence. À ce moment-là, on parle d’obésité hypertrophique. Les cellules graisseuses sont en nombre raisonnable, mais elles sont remplies de graisse à pleine capacité.

Après la puberté, la population des cellules adipeuses est fixe, mais malheur à ceux et celles qui les ont surmultipliées avant cette période. La lutte contre l’obésité et les problèmes de silhouette seront alors l’histoire d’une vie.
Une personne à la diète pendant une longue période de temps, finira par maigrir d’un peu partout, tout en conservant son modèle héréditaire, comme la culotte de cheval. Mais si la diète ne dure qu’une semaine, ce qui est souvent le cas, seule la graisse du ventre sera attaquée et commencera à diminuer, car c’est cette graisse qui réagit d’abord à l’amaigrissement. Des études ont démontré que la graisse située à la partie externe de la cuisse, non seulement commencera à fondre beaucoup plus tard dans la diète, mais, développera même une résistance à l’amaigrissement. De plus, les acides gras qui composent cette graisse « hors circuit », diffèrent chimiquement des autres graisses corporelles.

Cette femme qui a perdu 35 livres grâce à une diète, a gardé sa même déformation, mais en moindre.
C’est pourquoi, seule la liposuccion peut venir à bout de la culotte de cheval. Donc, l’amaigrissement, non seulement ne permet qu’un résultat passager, mais il laisse bien en place les déformations, quoi qu’en plus petit.
Certaines personnes, mêmes minces, présentent des dysharmonies au niveau de la silhouette comme la « déformation en violon », qui leur est insupportable. Il faut cependant ajouter à leur décharge, que la mode des vêtements fort ajustés ou avec des tissus très moulants, rendent certains petits défauts fort visibles et désagréables.

Même des personne minces peuvent, à cause de leur hérédité, présenter une culotte de cheval et des flancs proéminents, c'est ce qu'on appelle la déformation en violon. Cette dernière se corrige très bien par la liposuccion.
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